1 mai 2017

Dire non à la haine et à la xénophobie

Dans mon cercle de proches, beaucoup encore hésitent. Ils ne veulent pas, disent-ils, donner un chèque en blanc à la politique libérale qui se prépare sous l'ère Macron. Ils rappellent que le vote ultra majoritaire donné à Chirac en 2002 n'a servi qu'à nous conduire au point où nous en sommes. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, on risque encore, disent-ils, de contribuer à la dérive inéluctable vers l'extrême-droite en semblant cautionner le seul candidat qui reste en lice contre Marine Le Pen. La notion même de Front républicain est jugée dépassée, obsolète et contre-productive, et peut-être l'est-elle effectivement, ce n'est pas le fait de s'aggriper à des fétiches qui nous aidera. Je vous en conjure, amis, parents, proches, étudiant-e-s, collègues, inconnu-e-s qui me lisez, peut-être par hasard, réfléchissez en conscience à la responsabilité qui est la vôtre. Demain, peut-être arrivera au pouvoir, grâce à votre vote, ou votre non vote, ou votre abstention, une candidate issue d'un parti qui représente tout ce que vous haIssez. Qui prône la haine de l'étranger, de l'immigré, et qui s'appuie sur les peurs provoquées par l'injustice et le chômage pour attiser la haine de l'autre, du prolétaire venu d'ailleurs. Pensez à la peur qui saisira tous ceux qui risquent le renvoi aux frontières ou l'exclusion. L'arrivée au pouvoir du  Front National fera sauter toutes les digues que la droite dite  classique et parfois même cette pseudo gauche, qui a osé proposer la déchéance de nationalité comme solution au terrorisme, ont déjà contribué à affaiblir en favorisant la  lepénisation des esprits. Dites-non clairement à la haine, même si cela vous coûte, comme moi, de mettre un bulletin Macron dans l'urne. Si cela peut vous aider, pensez à Brahim Bouarram, jeté dans la Seine le 1er mai 1995 par des militants du Front National, racistes et homophobes. Pensez au lourd passé judiciaire d'un grand nombre de membres de ce parti, jugés et condamnés pour  incitation à la haine d'autrui, racisme et antisémitisme, concussion, détournement de fonds. Le site Mediapart en a dressé une liste que vous trouverez facilement.  Le Front National n'est pas un parti comme les autres. D'autres combats seront à mener si Macron passe, mais  le 7 mai, dites clairement non à Marine Le Pen. Dites non à la haine.